• De l'odeur de l'encre
  • La Joie de vivre
  • Si loin de ma vie
De l'odeur de l'encre

De l'odeur de l'encre

Lisa BAREL

En librairie le 07 juin 2018

Il ne suffisait pas de vouloir, il fallait se donner les moyens. Quelque chose bougeait de l’intérieur, quelque chose vivait de plusieurs manières. Ça voulait tout et ça ne savait pas trop comment l’atteindre. Je me laissais guider, entreprendre par la chose. En moi, ça bougeait. Personne ne pouvait se douter à quel point. Personne ne pouvait se douter que c’était peut-être grave. Car, en effet, c’était grave. Ça voulait tout, ça voulait surtout. Je savais ce que ça voulait et je n’y pouvais rien. Ça bougeait, voilà. On n’y avait vu que du feu. Un jour, il serait trop tard. 

Ce second roman relate le destin troublé d’une femme amoureuse et sensible aux prises avec des traumatismes de l’enfance. On suit ses escapades à vélo, on lit ses lettres et on vit son quotidien à l’hôpital psychiatrique. A la fois combative et fragile, elle nous entraîne dans sa lutte contre ses démons et nous déclare que malgré la maladie c’est encore le sentiment amoureux qui se distingue de tout.

Née en 1973, Lisa Barel est musicienne. Après un album éponyme chez « Tôt ou tard »/ Warner, elle écrira L’Everest au plafond. Toujours aux éditions du Serpent à Plumes, De l’odeur de l’encre est son second roman.

La Joie de vivre

La Joie de vivre

Thomas BARTHEROTE

En librairie le 03 mai 2018

Un homme se lève et va acheter une baguette de pain. Quoi de plus simple, de plus banal ?

Sauf que notre héros souffre d’un mal peu anodin. Comme tout individu, cet homme est le centre du monde. Narrateur, il nous fait partager son corps, ses moindres mouvements, ses sentiments et impressions. Le lecteur se trouve ainsi embarqué dans le point de vue du héros. Il évolue par lui et en lui, à la façon d’une caméra subjective, comme dans un jeu vidéo.

Le chemin vers la boulangerie est une souffrance infinie. Chaque seconde est décortiquée, vécue comme une succession de décharges atomiques.

La Joie de vivre est comme un roman GoPro de l’infini petitesse du quotidien.

"Premier pas. J'aurais pu poser mon pied n'importe où, mais j'ai choisi cet endroit. Au moins c'est plat. Plainte de la semelle. Incohérence et violence du contact. Mes yeux pourraient se liquider. Ça ne changerait rien. Je me guide vers l’embrasure, vers la serrure. Je porte mes chaussures comme si j'avais dansé seul pendant des heures. J'avance encore."

La joie de vivre rappelle le Molloy de Beckett ou Mes Amis de Bove. Telle une nouvelle de Lovecraft, le narrateur vit une descente vers l’enfer.

Si loin de ma vie

Si loin de ma vie

Monique ILBOUDO

En librairie le 03 mai 2018

« Mon oncle, le chef, m’a un jour raconté une histoire incroyable. Lorsqu’on couche un poulet, qu’on lui pose un couteau sur le cou en lui disant : ne bouge pas, je vais au marché et au retour je t’égorgerai, le poulet ne bougera pas jusqu’au retour du marché et à sa mise à mort. Essayez, vous verrez.
Moi, je ne suis pas un poulet. J’ai refusé de rester couché où le hasard m’a fait naître. »

Voici l’histoire de Jean-Philippe, Jeanphi, jeune homme d’Afrique, né à Ouabany. Jeanphi bravera le destin pour tracer sa route, quittant l’école, suivant la route des migrants livrés aux passeurs, échouant, repartant au combat. Obstiné, il brisera même le tabou du sexe en liant sa vie à celle d’un autre homme, un Blanc, qui pis est. Et puis, au fil des amitiés et des rencontres, il trouvera sa voie, jusqu’au dernier rendez-vous, celui que la violence fixe aux plus audacieux dès leur naissance peut-être.

Si loin de ma vie est le magnifique roman par lequel Monique Ilboudo revient à la fiction après Le Mal de Peau (Prix du Burkina-Faso) et Murekatete.