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  • La Joie de vivre
Echos illusoires du luth

Echos illusoires du luth

Natsume SÔSEKI

Traduit du Japonnais par Hélène MORITA

En librairie le 07 juin 2018

« Après avoir traversé le quartier de Takehaya, je me retrouvai au bas de la Pente des Chrétiens. J’ignore d’où cette colline tire son appellation, mais la côte est aussi étrange que le nom le laisse supposer. Arrivé au sommet, je me rappelai être déjà venu par-là récemment et avoir remarqué, planté en travers du talus, pointé vers le chemin, un panneau sur lequel figurait l’inscription : "La pente la plus raide du Japon. Vous qui désirez rester en vie, soyez vigilants !" J’avais éclaté de rire. »

Natsume Soseki (1867 - 1916) est un des plus célèbres écrivains japonais du XXe‍ siècle (il figure sur les billets de 1000 Yens), représentatif de la transition du Japon vers la modernité, pendant l'ère Meiji, lui-même ayant été très influencé par la littérature européenne.
Bribes de plage

Bribes de plage

Daniel ROCHER

En librairie le 07 juin 2018

« La mer est basse. Grand espace tout autour de moi. Je suis assis sur le bord de ma serviette, en maillot de bain, le torse droit et les jambes allogées sur le sable. Mes jambes sont un peu dorées, un peu ensablées, couleur de plage. Cette partie de ma personne pratique involontairement une sorte de camouflage type caméléon.
Si bien que le petit garçon qui marche lentement, perdu dans ses pensées, vient me heurter doucement.
Sa mère s’étonne :
« Mais…tu n’as pas vu le monsieur ?
— Si.
— Mais alors… ?
— J’avais pas vu qu’il avait des jambes. »

Drôle et juste, le parfait petit livre de plage pour les amoureux des choses simples et tendres.

Daniel Rocher est l’auteur de romans, de pièces de théâtre et de contes pour enfants.
Absolutely Golden

Absolutely Golden

D. FOY

Traduit de l' anglais (Etats-Unis) par Sébastien DOUBINSKY

En librairie le 16 août 2018

En 1973, l'encore jeune veuve Rachel a accepté de suivre Jack, son hippie crampon, au camp naturiste de Freedom Lake, en Californie. La cousine de Jack se joint à eux, une affolante bimbo qui exerce, dit-elle, le beau métier d'ecdysiaste – comprendre, la très haute noblesse des strip-teaseuses.

Ils retrouvent sur place Jomar, évangéliste défroqué, Merle, à la bedaine charmante, et bien d'autres encore, dont un couple de bataves échangistes vendeurs de champignons hallucinogènes.

Rachel, qui jusqu'alors évitait même les piscines publiques, vivra parmi eux l'assomption fabuleuse d'une idole nue au royaume des blondes, jusqu'au dénouement sublime de sa révélation.

Un roman puissant, drôle, délicieusement seventies, pop et sexy, et pour finir, merveilleusement spirituel.
De l'odeur de l'encre

De l'odeur de l'encre

Lisa BAREL

En librairie le 07 juin 2018

Il ne suffisait pas de vouloir, il fallait se donner les moyens. Quelque chose bougeait de l’intérieur, quelque chose vivait de plusieurs manières. Ça voulait tout et ça ne savait pas trop comment l’atteindre. Je me laissais guider, entreprendre par la chose. En moi, ça bougeait. Personne ne pouvait se douter à quel point. Personne ne pouvait se douter que c’était peut-être grave. Car, en effet, c’était grave. Ça voulait tout, ça voulait surtout. Je savais ce que ça voulait et je n’y pouvais rien. Ça bougeait, voilà. On n’y avait vu que du feu. Un jour, il serait trop tard. 

Ce second roman relate le destin troublé d’une femme amoureuse et sensible aux prises avec des traumatismes de l’enfance. On suit ses escapades à vélo, on lit ses lettres et on vit son quotidien à l’hôpital psychiatrique. A la fois combative et fragile, elle nous entraîne dans sa lutte contre ses démons et nous déclare que malgré la maladie c’est encore le sentiment amoureux qui se distingue de tout.

Née en 1973, Lisa Barel est musicienne. Après un album éponyme chez « Tôt ou tard »/ Warner, elle écrira L’Everest au plafond. Toujours aux éditions du Serpent à Plumes, De l’odeur de l’encre est son second roman.

La Joie de vivre

La Joie de vivre

Thomas BARTHEROTE

En librairie le 03 mai 2018

Un homme se lève et va acheter une baguette de pain. Quoi de plus simple, de plus banal ?

Sauf que notre héros souffre d’un mal peu anodin. Comme tout individu, cet homme est le centre du monde. Narrateur, il nous fait partager son corps, ses moindres mouvements, ses sentiments et impressions. Le lecteur se trouve ainsi embarqué dans le point de vue du héros. Il évolue par lui et en lui, à la façon d’une caméra subjective, comme dans un jeu vidéo.

Le chemin vers la boulangerie est une souffrance infinie. Chaque seconde est décortiquée, vécue comme une succession de décharges atomiques.

La Joie de vivre est comme un roman GoPro de l’infini petitesse du quotidien.

"Premier pas. J'aurais pu poser mon pied n'importe où, mais j'ai choisi cet endroit. Au moins c'est plat. Plainte de la semelle. Incohérence et violence du contact. Mes yeux pourraient se liquider. Ça ne changerait rien. Je me guide vers l’embrasure, vers la serrure. Je porte mes chaussures comme si j'avais dansé seul pendant des heures. J'avance encore."

La joie de vivre rappelle le Molloy de Beckett ou Mes Amis de Bove. Telle une nouvelle de Lovecraft, le narrateur vit une descente vers l’enfer.